La danse Odissi porte en elle toute la couleur et toute la saveur de son berceau d’origine, l’Orissa.

Cette danse est enracinée dans le sol, puise ainsi l’énergie de la terre mère, par comparaison à la danse classique occidentale qui s’élève de la terre.

Dans la danse Odissi, ont fait une ample utilisation de la tête, des yeux, du cou, du torse, des mains et des pieds comme il est décrit dans le Natyashastra, le texte ancien sur la science de la musique, de la danse et du théâtre.

Tribhangi, la triple flexion, est la première caractéristique de la danse Odissi. C’est la courbe sensuelle du corps qui se dessine comme la lettre S. Pendant que le buste ondule et se penche gracieusement d’un côté et de l’autre, les pieds martèlent avec précision les rythmes du Mardala.

L’Odissi est un mariage parfait de la dualité homme et femme. LASYA, la grâce féminine représentée par le Tribhangi, une posture assymétrique de triple flexions et TANDAVA la vigueur masculine représentée par le CHOUKA une posture carrée et équilibrée symbolisant le dieu Jaganath. La beauté et le charme des mouvements fluides comptent beaucoup dans la danse Odissi.

Le répertoire, riche et varié, expose les deux aspects, Nritta, la danse pure et Nritya, la danse d’expression. Ces deux aspects sont représentés pendant le spectacle.

- Mangalacharan, la danse d’invocation à Ganesh, Shiva ou Saraswati.
- Batu Nritta, une pièce qui décrit bien les postures de base de l’Odissi
- Abhinaya, la danse qui exprime les émotions et les sentiments.
- Pallavi, une pièce ornementale avec des postures sculpturales.
- Moksha, la danse de libération.
- Mangalam, la prière de bien être.

L’orchestre d’Odissi est composé d’un percussioniste au mardala, un chanteur accompagné de l’harmonium, le maître qui scande les syllabes rythmiques guidées par les cymbales ou manjeera, également le flûtiste bansuri, le violoniste et le sitariste.