Ce langage des mains est un héritage culturel de l’Inde. Depuis les temps védiques, il joue un rôle essentiel aussi bien dans les fêtes et les cérémonies religieuses de la vie courante que dans toutes les manifestations de l’Art. Aucune cérémonie, aucune adoration, aucune méditation ne peut être accomplie sans exécution préalable de Mudras appropriés, nécessaires pour créer l’état d’esprit et l’atmosphère requis. Ils sont toujours accompagnés de chants ou d’hymnes en sanscrits.

Les mudras les plus employés dans les rites religieux sont les suivants : Kurma, la tortue, Swastika, Dhenu – la vache, Hamsya - le cygne, Anjali - salutation ou prière, Pushpaput - coffret de fleurs, Shiva Linga – symbole phallique. A chacun d’eux et attribué un certain pouvoir spirituel dont la désignation est subtile et que seuls les connaisseurs peuvent apprécier.

Les mudras sont si hautement développé qu’un professeur de danse peut parler longuement à ses élèves en employant les Mudras pour exprimer ce qu’il désire. Leur valeur explicative est importante, car ils permettent au spectateur de lire un tableau, une sculpture, une danse. C’est pourquoi tout étudiant de l’iconographie indienne doit les connaître parfaitement.

Il existe deux espèces de Mudras : ceux exécutés avec une main, Asamyunkta et ceux exécutés avec les deux mains Samyunkta. L’Abhinaya Darpana, indique 28 gestes d’une seule main et 23 des deux mains. Ces gestes traduisent les drames, la poésie, la littérature, la prose et les chants à travers des symboles.